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Rêveur-aventurier, créateur-actif, décideur, fort car vulnérable, humain, lors de la Convention, Marc Thiercelin fait vivre l’expérience de la construction d’une équipe, réfléchir à la manière d’aider à révéler les autres et concrétiser ses rêves !

  • Avant de quitter la terre lors d’une grande traversée, au moment de larguer les amarres (au sens propre comme au figuré), qu’est-ce qui vous traverse ?

Proche du départ, je suis encore pris par le monde terrien. Les instants sont «absorbés» par des sollicitations de toute part. Ce qui nous traverse est matériel. Il faut solutionner de nombreux problèmes, techniques, humains, logistiques. Mais curieusement, je suis simultanément déjà parti dans la tête. Des mois, des années de travail ont précédé ce moment. La préparation est très longue et exigeante. Un navigateur qui porte ce type de projet doit fédérer une équipe pluridisciplinaire, connaître une quarantaine de métiers, tenir les délais, anticiper de très nombreux paramètres… Pendant ce temps-là, l’aventure est déjà présente puisque le projet nous habite intensément. Le moment du départ est lui, plus ambigu, c’est la fin d’une aventure, celle de la préparation est le début d’une autre. Plus intérieure.

  • Une fois loin de tout, fait-on le vide ou le plein de quelque chose ?

Après le départ, quand les bateaux s’échappent, on se retrouve seul. Mais, le monde de la terre continue encore pendant quelques jours à occuper vos pensées. Les premières heures sont habitées par l’esprit des autres. Vers le quatrième jour, on commence à suivre son propre rythme plus en lien avec ce qui nous entoure. On crée le Temps. Avec ce temps-là, on s’appartient à nouveau. On crée un temps nouveau sur les 24 heures de la journée. Ce rythme est vital, il permet de conserver ses repères humains, de ne pas sombrer dans la folie.

L’océan n’est pas vide. Il se passe toujours quelque chose. Plongé dans la solitude, on fait le plein. L’esprit est occupé par des activités nouvelles et multiples. Faire la tactique, dormir par intermittence, sentir le bateau, observer la météo… On doit intégrer de nombreuses dimensions de l’humain pour tenir en milieu extrême quand le bateau est chahuté. Titouan Lamazou exprime très bien cela quand il dit qu’un homme seul, c’est l’humanité tout entière.

  • De ces moments suspendus, une fois revenu dans le tumulte du quotidien, que reste-t-il de cette période pendant laquelle où on a dû tout gérer seul ? Vit-on différemment ou mieux ?

On revient avec le sentiment d’une force intérieure. En mer, on a solutionné seul de nombreux problèmes. On se découvre plus agile, plus courageux. On revient fort de cette connaissance de soi. Il a fallu repousser les limites. On revient en ayant « progressé ». On est en vie, et rempli d’envies.  La mer nous apprend l’humilité et nous relie à l’humain. Le retour à la terre est une plongée soudaine dans le temps social. Un temps que l’on a envie à nouveau de remplir.

  • Vous étiez déjà chef d’entreprise il y a 30 ans, c’est-à-dire très jeune. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent créer leur entreprise ?

Je leur dirai « embarquez vos rêves ».  Oui, à 20 ans, j’ai pu emprunter pour racheter une école de voile. C’était jeune, mais cela correspondait à mon état d’esprit, mener un projet en autonomie et diriger une école pour transmettre. Aujourd’hui cette aventure d’entrepreneur, je la vis avec le projet Flyboat de trimaran ultime qui embarquera un incubateur marin. Dans cet incubateur, nous embarquerons des rêves collectifs, une nouvelle manière de partager le « plein » de la mer et d’intégrer des innovations porteuses de nouveaux usages pour notre société. L’entreprise est une formidable aventure de l’autonomie et de la transmission. Pour entreprendre, il faut décider, innover, fédérer des énergies, passer des témoins. Aujourd’hui, je conseillerai aux jeunes qui désirent se lancer de ne pas s’enfermer dans des fonctions uniquement de management et de gestion. D’avoir toujours en tête que pour entraîner les hommes dans une aventure, l’agilité, la franchise et l’envie sont des valeurs clefs.

Marc Thiercelin, navigateur, entrepreneur, porteur du projet de trimaran ultime, créateur du fonds de dotation Or bleu autour de l’économie maritime et des métiers de la mer. Rendez-vous avec Marc Thiercelin le 19 et 20 septembre prochain à la Convention Apm.

© Emmanuelle Thiercelin

A la Convention, Embarquez vos rêves avec Marc Thiercelin – Jeudi après-midi – Univers Lac

copyright photo Emmanuelle Thiercelin

juin 28th, 2019

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Nous sommes heureux de vous présenter un film avec les visages de la Maison Apm.

Nous sommes « A votre Ecoute »  : une insatisfaction, des idées de services supplémentaires, une joie à partager on compte sur vous pour les remonter. Nous les analysons et elles nous permettent d’avancer. Merci d’avance.

juin 4th, 2019

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Merci aux 400 animatrices(eurs), référents et Maison Apm rassemblés à Annecy pour co construire la vision et préparer la convention Apm.

Deux jours d’intelligence collective au service du sens et du lien au sein de cette superbe communauté.  Nous attendons plus de 5 000 dirigeant(e)s, expert(e)s, animatrices (teur)s au sein des univers Cité, Lac, Montagne et Forêt à Annecy les 19 et 20 septembre 2019. A très vite !

#apm #dirigeant #animateur #convention

mai 23rd, 2019

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William Monin est entrepreneur dans l’âme. Jeune, il dirige une belle concession automobile, la développe, innove dans son métier. Il fait grandir son entreprise et crée avec d’autres associés un groupe qui rassemble plus de 200 collaborateurs. En dépit du succès, il est déçu de ne pas pouvoir avoir plus de marge de liberté. Les constructeurs contrôlent tout le marketing et l’organisation des concessions, ce qui finit par être frustrant au quotidien. William regrette de ne pas pouvoir manager avec plus d’autonomie.

Le temps du constat et de la réflexion

William a des rêves, il souhaite faire évoluer son cadre, pouvoir accompagner des collaborateurs dans leur progression, mais pas que, il n’est plus en phase avec ce modèle très dévoué à la marque qui finit par être un cadre trop contraignant et souhaite plus de liberté. En 2016, il prend le temps de la réflexion et fait le point sur ce qu’il aime. Il comprend que son attachement instinctif à la nature et au terroir est une piste. Qu’à cela ne tienne, il décide de se tourner vers la vigne. Ce qui l’attire, c’est aussi le fait de transformer le produit. Il pense aussi que l’équilibre économique est plus facile à trouver en étant vigneron qu’uniquement producteur.

Un domaine viticole pour réapprendre à prendre soin de soi
Depuis le 15 janvier 2018, William est devenu vigneron, d’abord en rachetant le domaine du Château Saint Pons puis en étant directement exploitant dans son domaine, au plus près des vignes. Etre au milieu des vignes est un présent qui lui va bien. Et quand on lui demande ce qui a changé, il répond instinctivement la sérénité et le plaisir du présent. Il évoque d’abord l’humilité indispensable face à la tâche. Quand vient le moment de la taille, il précise qu’on ne sait jamais le temps que cela va prendre. Il est difficile de prévoir la durée, tant le geste quasi chirurgical est minutieux. La délicatesse du geste garantit la qualité du travail. William dans quelques semaines mettra sa première vendange en bouteille. On lui souhaite que 2019 soit aussi une belle récolte personnelle.

Zoom sur : Château Saint Pons est un Domaine viticole familial de 10 ha en Vallée du Rhône, dans le Parc Naturel Régional du Luberon. Le Domaine planté de vignes de 10 à 50 ans produit des vins AOC Ventoux Blanc, Rosé et Rouge.

#entrepreneur #humilité #apm

mai 14th, 2019

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L’Apm, un espace d’échanges, loin de la pensée unique

Je suis rentré à l’Apm pour être bousculé et sortir de ma zone de confort.  Loin d’être un lieu de pensée unique, l’Apm permet de partager des idées différentes sous le regard et l’impulsion d’un expert, explique Emmanuel Vergez, PDG de COLOR FOODS.

Vous évoquez l’entreprise comme une aventure humaine plus qu’un patrimoine, comment cela se traduit au quotidien ?

Je ne partage pas la vision patrimoniale de certains dirigeants. Si certains se plaignent d’avoir à gérer et manager des personnes, j’y trouve moi le cœur et l’essence de mon engagement. Vivre l’aventure humaine de l’entreprise, c’est avant tout partager une histoire humaine avec ses salariés. J’aime m’occuper des autres. S’occuper des autres revient à s’occuper de soi et des personnes épanouies sont plus efficaces et motivées dans leur travail : tout le monde est donc gagnant. Chaque jour, mon objectif est de favoriser une ambiance agréable, permettant à tous les collaborateurs de s’exprimer et de s’épanouir. Ainsi, le respect, la solidarité et la communication sont des valeurs importantes au quotidien.

Recruter dans les quartiers nord de Marseille est-ce facile ?

Il est essentiel de donner sa chance à tout le monde. Etre capable de passer sur la première impression pour s’intéresser au fond de la personne est essentiel. Il y a ainsi souvent une dissonance entre la personne telle qu’elle est dans le fond et ce qu’elle montre au premier abord. S’il y a agressivité, il faut apprendre à aller plus loin pour mieux connaître la personne. Très vite, on se rend compte qu’une fois que la confiance est là, le respect va de soi.  En tant qu’employeur, je m’attache au fond mais pas à la forme. Et puis, il y a souvent de fausses croyances sur les quartiers à Marseille ou des représentations sociales qui n’ont pas lieu d’être. Ici comme ailleurs, on cherche du travail et on a envie d’avoir un emploi.

Comment est né cette fibre sociale que l’on sent chez vous ?

Je crois que j’étais un cancre et que j’ai pu apprécier d’avoir eu ma chance à un moment où tout était en devenir. Cela développe des qualités humaines. Tout est parti d’un mensonge. Jeune, j’étais fou de planche et sans rien dire à mes parents, j’ai fait passer le sport avant mes études. Ils m’ont mis à la porte. J’ai du apprendre à me débrouiller seul. J’avoue ne pas avoir eu une grande affection pour l’école car j’étais hors norme et ce cadre là contraignant m’avait clairement fait perdre confiance en moi. Et puis, à l’école, on vous met une étiquette de cancre qui vous suit. Mis à la porte, j’ai du trouver rapidement un stage. A l’époque, IG Informatique m’a donné ma chance et a accepté de me prendre en stage non rémunéré. Ensuite j’ai intégré l’entreprise alors que je n’avais aucune formation. Cette entreprise a ensuite été rachetée par GSI où j’ai poursuivi ma carrière. Ces opportunités m’ont donné confiance. Ma femme m’a aussi beaucoup aidé tout au long de ce parcours à avancer.

Cette histoire de vie a probablement contribué à développer chez moi un amour du lien avec les autres et une bienveillance naturelle avec mes collaborateurs.

Comment êtes-vous devenu chef d’entreprise ?

Color Foods est un retour aux sources. COLOR FOODS s‘appelle la Compagnie des Oasis de L’Oued Rhir. L’entreprise produisait des dates en Algérie. Pour les commercialiser, il fallait les trier, les conditionner et les distribuer.  L’entreprise s’est donc développée à l’Estaque en grande proximité avec le Port de Marseille. L’entreprise a une longue histoire. Elle a été créée par la famille Dewavrin à Marseille. Puis l’actionnariat s’est élargi à ma famille. C’est au départ de M. Dewawrin que je reprends l’entreprise avec mon frère. Ce retour aux sources me permet de vivre la vie d’entreprise en mettant le lien humain au cœur de la vie d’entreprise.

#PME #marseille #équipe #aventure #humaine

mai 6th, 2019

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Un immense merci aux  197 Présidents, 140 experts, 13 administrateurs, 6 référents et 19 salariés Maison Apm rassemblés le 27 mars dernier à l’hippodrome de Longchamp autour de Demain l’Apm. C’était une nouvelle étape importante du projet lancé lors des séminaires réseau au printemps 2018. A l’été 2018, le Conseil d’administration a décidé de réaffirmer l’Adn de l’Apm – qui sommes nous ? – et de co construire la vision – où allons-nous ?

En février dernier, vous avez été 4 271 à partager vos propositions et nourrir de riches échanges au sein des clubs lors de la consultation Demain l’Apm. 6 861 propositions ont été produites ! Plus de 61 % des participants se déclarent prêts à être consultés et plus de 16 % à avoir un rôle plus actif autour de Demain l’Apm.

Lors de la consultation, les parties prenantes de l’Apm (dirigeants, animateurs, experts, référents, maison Apm) ont  réaffirmé ce qu’ils veulent absolument conserver – ce qui fait l’essence de l’Apm – et identifié les évolutions  à engager et amplifier à l’avenir.  80% ont déclaré que la version 1 de la raison d’être et la mission de l’Apm présentée par Stanislas Desjonquères le 27 mars dernier les met en mouvement.

En mai, 392 animateurs Apm se retrouvent à Annecy pour continuer à challenger et enrichir la co construction de Demain l’Apm. 

Ensemble, 9 000 acteurs construisent l’Apm de demain.

avril 19th, 2019

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La négociation : comment s’organiser dans les premiers instants ? La négociation s’est avant tout une question d’équipe. L’enjeu est d’apporter une plus value à une stratégie générale. Christophe Caupenne est expert Apm. Il intervient sur la psychologie de la négociation et la prise de décision.

#management #negociation #expertise

avril 16th, 2019

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En mars, 2 clubs Apm ont démarré : Annecy 4, animé par Nathanaël Fresnois, fondateur de Go for it agency et Montpellier 3, animé par Simon Besnard, délégué développement et territoire chez ENGIE Green.

En avril, c’est au tour d’Orléans 3 et Nancy 4 de démarrer. Un Pilote est mené avec Clémence Deback à Orléans 3 accompagné par Florence Canler : le club va vivre des rencontres allant de 1,5 jours à 1 jour avec de la pédagogie inversée, de l’expertise prolongée, des regards croisés, du co-développement avant la rencontre…

Merci à l’équipe des consultants pédagogiques, l’équipe adhérents, compta et aux experts qui entrent dans cette expérimentation et se sont s’adapté à cette expérimentation,  à Clémence qui a eu envie de tester et à Florence qui accompagne le projet… . L’agilité est le maître mot. La constitutive s’est faite lors d’un interclubs piloté par Isabelle de Bussac  et et Evelyne Pelissier-Treunov. Merci à tous de votre implication.

Nancy 4 est animé par Alexandra Hummer accompagnée par Thomas Gresset…  Il démarre avec 16 dirigeant(e)s et ils seront 17 en juin prochain. Bravo pour cette dynamique !

#dynamisme #région #Annecy #Montpellier #Orléans #Nancy #Apm

avril 15th, 2019

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Vous vous posez des questions sur vos futurs recrutements ? Notre expert Apm, Stéphane Foenkinos, directeur de casting dans le cinéma, vous explique comment s’enrichir de nouveaux talents différents !

#recrutement #dirigeant #apm

avril 10th, 2019

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Audrey Régnier, ancienne directrice de la visite de l’entreprise, et son mari, Fabien ont repris Bohin France il y a un an, dernier fabricant français d’aiguilles et d’épingles pour écrire une nouvelle page de son histoire. Audrey a depuis rejoint l’Apm dans l’Orne.

Industrie au féminin – reprendre l’entreprise : la décision d’Audrey a été motivée par 186 années d’une aventure incroyable, un fondateur haut en couleurs, une production unique, un savoir-faire ancestral qui s’exporte dans le monde, de bâtiments magnifiques (classé aux Monuments Historiques), de belles perspectives d’avenir et de grands projets à mener. Et si vous découvriez cette histoire hors du commun ?

Une #entreprise qui poursuit sa #transformation avec une marque garante d’authenticité

En janvier 2018, Bohin France est rachetée par un couple, Audrey et Fabien Régnier. Lui, directeur de banque. Elle, à l’époque salariée de Bohin en charge du musée de la Manufacture Bohin. Ce rachat s’est noué comme si le fil de la tradition était si solide que l’entreprise ne pouvait appartenir qu’à une personne qui faisait partie de son histoire. Très vite, ils comprennent les nouveaux enjeux d’avoir à gérer une entreprise en étant actionnaires et décident d’asseoir leur transformation sur les valeurs anciennes qui ont fait l’atout de Bohin.

« Notre histoire est légitime, et il est essentiel de développer l’activité en renforçant l’attachement à la marque. Les produits sont authentiques et d’une qualité irréprochable. Nous souhaitons le faire savoir. Alors nos rêves sont ambitieux, faire de la démarche éco responsable un projet de fond porté intérieurement par tous les salariés, développer les ventes en France et à l’international, approfondir le lien avec nos clients. » Audrey confirme que le fil de la tradition est solide et l’envie de persévérer intact.

Revenons sur l’histoire… d’un enfant doté du gène de l’#entrepreneuriat

L’histoire mérite d’être racontée tant elle est incroyable. Benjamin Bohin a 17 ans quand il reprend l’entreprise familiale. Son père a une société qui fabrique des boîtes en bois. A l’époque, la fabrication est artisanale et Benjamin souhaite débuter la production en série. Il a 11 ans à peine quand il fugue face au refus de son père d’écouter ses conseils. Trois tentatives de fugue et quelques années plus tard, Benjamin parvient à convaincre son père d’industrialiser la production et de lui laisser les rênes de l’entreprise. Benjamin s’engage à faire de cette reprise un succès et se lance quelques années plus tard dans la fabrication d’épingles puis d’aiguilles.

La première #transformation : le passage à l’industrialisation

Il tient parole et met en musique ses rêves de transformation. Il révolutionne le très artisanal secteur du monde de l’épingle. A l’époque, les épingles se font à domicile, et occupent une partie des habitants de la ville. Benjamin prend la décision d’industrialiser la fabrication. Il trouve un lieu en bordure de rivière où il achète une deuxième usine… Tout est là : le fer, l’eau, la main d’œuvre, l’envie de bien faire. L’entreprise diversifie ses produits et élargit sa gamme : Bohin lance la production des aiguilles dont l’usinage et la façon relèvent d’un process complexe. Bohin se développe et voit grand. L’entreprise vit des années glorieuses jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Les modes de consommation changent, la main d’œuvre manque, la conjoncture économique mondiale est dure. Comme de nombreuses industries, Bohin entame un déclin qui la conduit à la liquidation judiciaire en 1997.

Bohin se cherche un modèle, et se #réinvente à partir d’un #échec

Après 5 générations de Bohin à sa tête, l’ancien directeur commercial de l’entreprise, Didier VRAC, achète BOHIN en 1997. Il prend des décisions clefs : rapatrier le siège social et la totalité de la production à Saint Sulpice-sur-Risle (Orne). L’entreprise quitte Issy les Moulineaux pour renouer avec l’origine de son histoire et de sa production,  entamer un gros travail pour rassurer et fidéliser ses clients, ses fournisseurs et exporter le savoir faire de Bohin dans le monde.

Un JT de 13 heures propulse l’entreprise sous les projecteurs

En 2000, un magnifique reportage se tourne sur l’histoire et les savoir faire de Bohin. L’engagement pour un produit d’une qualité irréprochable, l’attachement des salariés à l’entreprise, l’ancrage local. L’histoire parle au public qui accourt pour découvrir la grande manufacture et l’exceptionnel outil de production, ainsi que l’histoire des hommes et des femmes qui  font tourner Bohin. L’affluence pousse l’entreprise à s’organiser et l’idée de fonder un musée germe. Conçu comme une expérience à vivre pour comprendre le produit et sa fabrication, le musée, géré selon un partenariat public-privé, attire désormais un public toujours plus nombreux !

#entrepreneur #bohinfrance #patrimoine #industrie #Orne

avril 9th, 2019

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